Prince du camouflage, stoïque, les qualificatifs foisonnent tant le chat semble mettre un point d'honneur à cacher ses peines. Découvrez comment reconnaître la douleur chez un chat.

Souffrir en silence

Reconnaître la douleur chez un chat est parfois compliqué. On a trop longtemps cru qu'il était plus résistant à la douleur, ce qui est faux. Comme certains humains, il préfère n'en rien montrer, pour des questions de survie évidente. Tout animal blessé se cache pour qu'aucun prédateur ne le voie dans cet état de vulnérabilité. L'autre dogme à battre en brèche est celui que certaines douleurs pourraient être bénéfiques. Or, la douleur est toujours mauvaise conseillère et particulièrement chez le chat qu'elle peut mettre de fort mauvaise humeur.
Si votre chat devient grognon, crache ou feule sans explication évidente, pensez d'abord à ce qui peut lui faire mal plutôt qu'au mal qu'il peut faire lui-même par cette agressivité soudaine. Une bonne rage de dents nous aussi parfois donne envie de mordre !

Voir la douleur sous le masque

C'est la modification de ses comportements beaucoup plus qu'une plainte qui traduit la douleur. Il n'existe que quelques cas très exceptionnels qui déclenchent des miaulements très rauques, qui peuvent ressembler à ceux des chats ou chattes en chaleur alors même que c'est une douleur extrême provoquée par un caillot dans une artère, par exemple. Il s'agit d'une urgence médicale vitale.

Ces plaintes vocales peuvent intervenir la nuit, également, suggérant d'autres dysfonctionnements. Ne tardez pas à consulter votre vétérinaire lors de miaulements inhabituels de votre chat.
Lors d'un accident de la route, on est parfois étonné de ne voir aucune réaction du chat ou une réaction modérée lorsqu'on manipule un membre fracturé. Cette absence de réaction de la part du chat est liée à des complications nerveuses ce qui ne signifie pas que le chat accidenté à mal. La douleur est bien réelle et doit être prise en charge rapidement.

Apporter de l'aide et du réconfort

La douleur liée à l'âge n'est pas une fatalité. L'arthrose est désormais bien reconnue par les vétérinaires mais c'est vous qui, au quotidien, êtes le meilleur observateur du comportement de votre chat. Observez bien la façon dont il dort : est-il complètement détendu, allongé de tout son long, ou roulé en une boule parfaite ?  Y'a-t-il des endroits où il ne grimpe plus ? Se plaint-il quand vous le caressez sur le dos ? Mange-t-il moins ? L'arthrose de la mâchoire tout autant que celle des cervicales est assez subtile à dépister, mais si vous avez un chat très âgé, pensez à mettre sous son écuelle la boîte en carton de ses sachets-fraîcheur. C'est souvent très apprécié, un peu comme s'il mangeait assis sur une marche d'escalier, l'écuelle sur la marche au dessus. Pour accéder à votre lit, les livres épars constituent parfois un escalier de fortune, mais vous pouvez lui réaliser sans beaucoup de frais un joli plan incliné.

Lors de la consultation annuelle de santé avec votre vétérinaire, parlez-lui de tout cela car il existe de nombreuses solutions thérapeutiques au-delà des aménagements que vous pouvez offrir à votre chat. Les médicaments sont, de plus en plus, administrés par voie orale, ce qui est plus agréable et moins sujet à des réactions secondaires que les formes injectables pour certains chats.
Et vous verrez qu'avec la disparition de la douleur, votre chat retrouvera sa bonne humeur... et son appétit !

1 Commentaire

Vous devez posséder un compte Yummypets pour commenter cet article.
Créer votre compte Yummypets en moins d’une minute.

    Ann L Merci à Yummypets pour ces précieux conseils ! Une "amoureuse des chats", très impliquée dans leur bien-être