Depuis 2025, les signalements de vols de chats se multiplient en France. Un phénomène autrefois marginal, qui touche aujourd'hui de plus en plus de propriétaires, y compris dans des quartiers réputés tranquilles. Certaines régions apparaissent même comme particulièrement exposées.
Votre chat s'est absenté quelques minutes de plus que d'habitude et, déjà, l'inquiétude monte. Ce réflexe n'a plus rien d'exagéré : les vols de chats sont en nette augmentation et bouleversent les habitudes de nombreux foyers. Longtemps associés principalement aux chiens, ces actes concernent désormais aussi les félins, parfois de manière organisée.
Mais le danger n'est pas le même partout. En croisant les données officielles et les signalements d'associations, certaines zones apparaissent comme plus touchées que d'autres. Depuis 2025, plusieurs régions françaises concentrent une part importante des disparitions.
Des chiffres qui confirment une tendance inquiétante
Les statistiques du fichier national d'identification I-CAD donnent un aperçu de l'ampleur du phénomène. En 2019, 78 chats avaient été déclarés volés en France. En 2022, ce chiffre atteignait déjà 157, soit une hausse de plus de 100 % en quatre ans. Sur la même période, les vols d'animaux de compagnie dans leur ensemble ont progressé de 21 %.
Ces disparitions ne concernent pas uniquement les chats de race, même s'ils restent les plus ciblés. Les Maine Coons, Bengals ou autres races prisées sont particulièrement recherchés pour leur valeur marchande. Toutefois, les chats de gouttière ne sont pas épargnés : certains sont destinés à des trafics moins visibles, mais tout aussi organisés.
La période hivernale favorise également ces actes. Les nuits plus longues et l'obscurité précoce offrent des conditions idéales pour agir discrètement, notamment dans les zones déjà identifiées comme sensibles.
Trois régions particulièrement touchées
En 2025, trois régions ressortent nettement dans les signalements de vols.
L'Île-de-France arrive en tête. La forte densité de population, l'anonymat des grandes villes et la demande élevée pour certaines races créent un contexte favorable aux trafiquants. Plusieurs secteurs urbains, notamment certains arrondissements parisiens ou communes de proche banlieue, sont régulièrement cités dans les déclarations de disparition.
La région Provence-Alpes-Côte d'Azur figure également parmi les plus concernées. Le climat doux encourage les sorties prolongées des chats, parfois toute l'année. Dans des zones urbaines denses comme Marseille ou Nice, la présence de résidences secondaires inoccupées une partie du temps facilite aussi les repérages.
Plus au nord, les Hauts-de-France connaissent une autre problématique. Leur situation frontalière favorise des trafics transfrontaliers, avec des animaux rapidement transportés vers d'autres pays européens après leur vol, ce qui complique fortement les recherches.
Comment protéger son chat dans les zones à risque
Face à cette réalité, quelques précautions simples peuvent réduire les risques. La première reste l'identification par puce électronique, accompagnée d'un dossier I-CAD à jour, car il s'agit de la seule preuve officielle de propriété en cas de vol ou de litige.
La stérilisation constitue également une mesure importante. Les chats non stérilisés sont souvent ciblés pour alimenter des élevages clandestins, tandis qu'un chat stérilisé a tendance à s'éloigner moins loin de son domicile.
Dans les régions les plus exposées ou dans les grandes villes, le quotidien peut aussi être adapté. Il est par exemple recommandé de faire rentrer son chat avant la tombée de la nuit, surtout en hiver, période où l'obscurité facilite les vols. Sécuriser le jardin avec des aménagements adaptés peut également limiter les intrusions et les fugues. Pour les chats particulièrement convoités, restreindre les sorties libres ou privilégier des sorties au harnais sous surveillance peut réduire les risques.
Certains propriétaires choisissent aussi d'équiper leur animal d'un collier sécurisé muni d'un traceur GPS léger, afin de pouvoir le localiser plus facilement en cas de disparition. Enfin, au moindre doute, il est important de prévenir rapidement son vétérinaire, ses voisins et les associations locales afin de multiplier les chances de retrouver l'animal.
