On peut être tenté parfois d’avoir recours à de l’automédication plutôt que d’aller consulter dans un premier temps le vétérinaire. Mais cela n’est pas sans danger. 

 

Un œil qui coule, de la fièvre, de la diarrhée, des vomissements…. Prudence ! Avoir recours à de l’automédication n’est pas sans danger pour nos animaux de compagnie. Bien au contraire !

 

Pas de collyre sans l’avis du vétérinaire 

Un œil qui pleure, qui coule, qui est rouge, ou encore qui est fermé tout ou en partie… Un chien ou chat qui se frotte l’œil, etc. Cela n’est pas normal. 

 

Les causes peuvent être nombreuses : inflammation, présence d’un corps étranger (épillet, par exemple), allergie, infection due à un virus ou une bactérie, conséquences d’un traumatisme. 

 

Ce peut être parfois la paupière qui est en cause (entropion ou ectropion) ou bien la mauvaise pousse d’un cil. Voire un problème au niveau du canal lacrymal ou de la cornée. 

 

Un problème à l’œil, chez le chien ou le chat, s’il n’est pas traité à temps, peut laisser de lourdes séquelles plus ou moins graves. L’œil du chien et du chat est un organe fragile. 

 

En aucun cas il ne faut utiliser un collyre sans l’avis du vétérinaire. Même si par le passé un problème identique s’est déjà posé, il ne faut pas avoir recours au même traitement. De plus, un collyre a une durée de vie « courte ». Ce n’est donc pas le genre de traitement qu’il faut conserver longtemps ni encore moins se resservir ! 

 

Fièvre : des médicaments à ne pas utiliser ! 

Donner de l’aspirine à un animal serait également très risqué pour sa santé. Il en est de même pour l’ibuprofène, qui peut se révéler dangereux chez un animal.

 

Le paracétamol est pour sa part aussi potentiellement toxique, notamment chez le chat. Si le vétérinaire peut en prescrire chez le chien, éventuellement, cela se fait toujours sous certaines conditions et à très faibles doses.

 

Donc, en cas de fièvre, le plus prudent est de se rendre chez le vétérinaire. 

 

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Et en cas de troubles digestifs ? 

Des vomissements, une diarrhée (ou bien même des mictions urinaires excessives) allant de 12 à 24 heures doivent inciter à consulter le vétérinaire sans attendre une éventuelle amélioration de ces troubles.

 

Il est impossible de savoir ce qui provoque la diarrhée ou le vomissement d’un chien ou d’un chat. Ces deux symptômes se rencontrent dans de nombreuses maladies plus ou moins graves.

 

On peut donner du Smecta en première intention en absence de fièvre dans le cas d’une gastro ‘’simple’’. Dans ce cas, la muqueuse de l'intestin est enflammée, mais encore intacte, mais s’il y a un doute, toute automédication est là aussi à éviter. 

 

Autre trouble qui peut être fréquent chez le chien et chez le chat : la constipation. Là aussi, les causes sont multiples : du « simple » manque d’activité physique, à une mauvaise alimentation, un manque d’eau (déshydratation) ou bien un problème de santé. 

 

La prise de certains médicaments peut aussi entraîner une constipation, d’où l’importance de ne jamais traiter son compagnon sans avis et prescription vétérinaire.

 

Si après 36 heures la constipation persiste, il est important de ne pas attendre pour consulter le vétérinaire.

 

Les antibiotiques pour les chiens et chats ne sont pas non plus automatiques

En ce qui concerne les antibiotiques prescrits par le vétérinaire, il faut veiller dans ce domaine également à observer quelques règles : 

  • respecter bien entendu les doses prescrites en s’assurant que le chien ou le chat ne « recrache » pas le médicament (ce qui n’est pas toujours facile !) ;
  • respecter la durée du traitement qui ne devra pas être interrompu sans avis vétérinaire. S’il y a amélioration de l’état de l’animal, le traitement devra être poursuivi jusqu’à son terme ; 
  • si l’état de santé du chien ou du chat ne semble pas s’améliorer, ou bien si des effets secondaires apparaissent, mieux vaut consulter de nouveau, sans attendre.
  • et enfin ne pas réutiliser les antibiotiques d’un traitement précédent. 

 

Soigner soi-même les petits « bobos »

Il est bien entendu des petits « bobos » que l’on peut soigner soi-même. Comme une plaie légère ou bien encore une petite coupure qui peut être soignée avec de l’eau et du savon de Marseille, par exemple, puis en utilisant une lotion ou pommade antiseptique et en plaçant un pansement. 

 

Dans les cas plus sévères, mieux vaut consulter sans attendre. On peut alors appliquer une compresse en maintenant la plaie avant de se rendre à la clinique ou au cabinet vétérinaire. N’utilisez pas de garrot qui pourrait provoquer une nécrose. 

 

A noter enfin que contrairement à ce que l’on entend souvent dire (et c’est une idée reçue qui a la vie dure !) : la salive du chien et du chat n’a aucune vertu antiseptique. Ni sur leurs propres blessures… ni sur les nôtres !

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